Jean-Luc Mélenchon a encore dégainé une de ses tirades dont lui seul a le secret. Cette fois, le grand manitou de La France Insoumise a osé comparer Rima Hassan, eurodéputée LFI tout juste expulsée d’Israël après un fiasco maritime, à… Victor Hugo. Oui, le type qui a pondu Les Misérables et survécu à 19 ans d’exil à Guernesey. Résultat ? Les réseaux sociaux s’étouffent de rire, la classe politique ricane, et même les copains de la gauche se demandent si Mélenchon n’a pas sniffé trop de kérosène à Roissy. Mais c’est quoi, ce bordel avec une flottille, une héroïne autoproclamée et un accueil de rockstar place de la République ? Accrochez-vous, ça va secouer !
La croisière s’amuse… jusqu’au crash
Début juin 2025, Rima Hassan, keffieh vissé sur la tête et Greta Thunberg en guest star écolo, embarque sur le Madleen, un voilier qui ressemble plus à un jouet flottant qu’à un brise-blocus. Leur mission, si tant est qu’on puisse appeler ça comme ça : rejoindre Gaza pour livrer des vivres et « dénoncer » le blocus israélien, en place depuis 2007 pour empêcher le Hamas de s’armer. Noble cause sur le papier, mais dans les faits ? Un coup de com’ signé LFI, calibré pour faire vibrer les militants et squatter les trending topics sur X. Sauf que, ô surprise, la marine israélienne n’a pas kiffé l’idée. Le 9 juin, à 185 km de Gaza, en plein eaux internationales, les commandos interceptent le rafiot. Les 12 militants, dont Hassan et Thunberg, sont menottés, embarqués, et collés en taule pour trois jours. Verdict : expulsion manu militari et interdiction de séjour en Israël pour… 100 ans. Cent. Ans. Autant dire qu’Hassan ne risque pas de bronzer à Tel Aviv de sitôt.
Rima Hassan, reine du drama
De retour à Paris le 12 juin, Hassan transforme son périple en épopée digne d’un blockbuster Netflix. À peine sortie de l’avion, elle raconte avoir été « kidnappée » par Israël, rien que ça. Sauf que son vol Tel Aviv-Paris a failli virer à la sitcom. Furax, certains passagers l’insultent en plein ciel, l’obligeant à se planquer… dans les toilettes de l’avion. Oui, vous avez bien lu : l’eurodéputée, autoproclamée « résistante », a passé une partie du trajet à esquiver des regards assassins dans un chiotte à 10 000 mètres d’altitude. À Roissy, c’est pas mieux : la police doit l’exfiltrer en mode VIP pour éviter un lynchage. Mais loin de se faire discrète, Hassan remet le couvert dès qu’elle foule le sol français. Direction la place de la République, où des centaines de militants LFI l’attendent avec fumigènes, pancartes et slogans anti-Israël. Et qui est là, au premier rang, pour lui baiser la main comme un chevalier servant ? Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, prêt à transformer cette déroute en triomphe.
Mélenchon, ou l’art de la comparaison foireuse
C’est là que le chef des Insoumis lâche sa bombe. Devant une foule en délire, il déclare, la larme à l’œil : « Rima à Paris, c’est Victor Hugo de retour de Guernesey. » Pardon ? Victor Hugo, le mec qui a défié Napoléon III, écrit des pavés littéraires et incarné la résistance intellectuelle pendant deux décennies d’exil ? Comparé à une eurodéputée qui a passé trois jours en détention et tweeté 25 fois pour raconter sa « grève de la faim » (comprendre : un jeûne de quelques heures) ? La Toile explose. Laurent Wauquiez, jamais avare d’une vacherie, balance : « Hugo, 19 ans d’exil ; Hassan, trois heures sans Wi-Fi ? » Raphaël Enthoven, philosophe et sniper en chef, enfonce le clou : « Si Hassan est Hugo, alors je suis Homère, et Mélenchon, c’est Shakespeare. » Sur X, c’est open bar : « Elle a écrit un tweet, pas Les Contemplations, Jean-Luc ! » ou encore « Victor Hugo n’avait pas besoin de fumigènes pour exister. » Même des proches de la gauche, comme des cadres du PS, murmurent que Mélenchon « en fait des caisses » et dessert la cause palestinienne avec ses excès.
LFI et le cirque médiatique
Mais chez LFI, on assume. Rima Hassan, déjà star des réseaux pour ses prises de position pro-Palestine, devient la nouvelle égérie du parti. Le Dauphiné la décrit comme une « reine de l’agit-prop », capable de galvaniser les foules tout en attirant les foudres des pro-Israël et de la droite. À peine rentrée, elle annonce, micro en main, qu’un « prochain bateau est déjà prêt » pour Gaza. Sérieux ? Après s’être fait choper à 185 km de la côte, elle remet ça ? Les mauvaises langues sur X parlent d’une « croisière militante, saison 2 », avec « Greta en guest star et Mélenchon en scénariste ». D’autres accusent LFI d’instrumentaliser la crise humanitaire à Gaza – 20 mois de guerre, des dizaines de milliers de morts, un blocus qui étrangle la population – pour redorer son image après des européennes en demi-teinte. Car, soyons honnêtes, la Flottille de la Liberté n’a rien changé à Gaza. Les vivres ? Confisqués par Israël. Le blocus ? Toujours en place. Le buzz ? Maximal, mais pour qui ? Pour les Gazaouis ou pour les ego surdimensionnés de LFI ?

Les coulisses d’un fiasco
Creusons un peu. La flottille, c’est une vieille tactique des militants pro-Palestine. Depuis 2010, des bateaux tentent régulièrement de forcer le blocus, souvent avec le même résultat : interception, arrestation, expulsion. En 2011, une flottille avait même été stoppée par… la Grèce, qui refusait de laisser partir les navires. En 2025, LFI a flairé le filon médiatique et misé gros sur Hassan, figure clivante mais bankable. Sauf que tout a foiré. Le Madleen était sous-équipé, les militants mal préparés, et l’opération a viré au symbole d’impuissance. Pire, Hassan a divisé jusqu’à ses soutiens. Sur X, des posts pro-Palestine critiquent son « narcissisme » et son « besoin de caméra ». D’autres, plus virulents, l’accusent de « collusion avec l’islamisme » ou de « populisme crasse ». Pendant ce temps, Israël jubile : en arrêtant Hassan et Thunberg, le gouvernement Netanyahou a détourné l’attention de la guerre pour se poser en rempart contre « l’extrémisme ».
Et Gaza dans tout ça ?
Au milieu de ce barnum, une question : et les Gazaouis, ils en pensent quoi ? Spoiler : on n’en sait rien, et LFI s’en fout un peu. La guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, a laissé Gaza exsangue. 40 000 morts, selon l’ONU, des hôpitaux en ruine, une famine qui guette. Le blocus maritime, instauré pour bloquer les armes du Hamas (classé terroriste par l’UE et les USA), empêche aussi l’aide humanitaire d’arriver en masse. Mais la flottille d’Hassan ? Elle n’a rien livré. Pas un grain de riz. Et pendant que Mélenchon joue les poètes et qu’Hassan pose en martyre, les habitants de Gaza continuent de crever sous les bombes ou de faim. Sympa, l’opération com’.
Conclusion : LFI, ou l’usine à buzz
Mélenchon et Hassan ont réussi un coup : faire parler d’eux. Mais à quel prix ? Transformer une cause humanitaire en cirque médiatique, comparer une eurodéputée à un géant de la littérature, et ignorer les vrais enjeux à Gaza, c’est du LFI tout craché. Alors, on rigole, on s’indigne, ou on pleure ? Un peu des trois. En attendant, la Toile continue de se marrer, et quelque part, Victor Hugo doit se retourner dans sa tombe. Allez, Rima, remets ton keffieh, et Jean-Luc, range ta plume : le prochain bateau attend. Ou pas.
sources : 20 Minutes – Le Figaro – Ouest-France – Le Dauphiné






