Boualem Sansal : LFI vote contre sa liberté, honte !

LFI contre la libération de Boualem Sansal : quand les insoumis jouent les équilibristes diplomatiques

LFI choque en votant contre la libération de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien emprisonné en Algérie. Arguant d’une “instrumentalisation” par la droite pour tendre les relations avec Alger, les insoumis refusent un texte pourtant modéré. Un choix qui sent le calcul électoral et la complaisance envers un régime autoritaire. Entre accusations d’“algérophobie” et critiques de l’extrême droite, LFI s’enlise dans ses contradictions, abandonnant un octogénaire malade pour des raisons diplomatiques fumeuses. Un scandale qui ternit leur credo libertaire.

Un vote qui sent le soufre

Ce mardi 6 mai 2025, l’Assemblée nationale adopte une résolution européenne appelant à la libération immédiate de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien de 80 ans, emprisonné en Algérie pour “atteinte à l’unité nationale”. Avec 307 voix pour, le texte passe sans encombre… sauf pour les 28 députés de La France Insoumise (LFI), qui votent contre, unanimes, comme un seul homme derrière Mathilde Panot, Manuel Bompard et consorts. Les communistes s’abstiennent, les socialistes finissent par voter pour, mais LFI, elle, s’enfonce dans une posture qui fait jaser. Eux, les champions autoproclamés des libertés, refusent de soutenir la libération d’un écrivain malade, jeté en prison pour ses mots. Curieux, non ? Suspect, même.

LFI, les droits humains à géométrie variable ?

Boualem Sansal, c’est pas n’importe qui. Intellectuel, romancier, lauréat du prix Goncourt 2024, il croupit dans une cellule algérienne depuis novembre 2024, condamné à cinq ans de taule pour des propos jugés subversifs par Alger. À 80 balais, atteint d’un cancer, il est un symbole de la liberté d’expression bafouée. La résolution, portée par la députée Renaissance Constance Le Grip, n’a rien de guerrier : elle demande sa libération “immédiate et inconditionnelle” et celle d’autres prisonniers d’opinion, sans valeur contraignante. Alors, pourquoi LFI, d’habitude si prompte à hurler contre les injustices, tourne-t-elle le dos à Sansal ?

Leur argument, martelé par Éric Coquerel et Nathalie Oziol, est limpide… mais bancal. Selon eux, le texte est une “instrumentalisation” pour “attiser les tensions” entre la France et l’Algérie. Ils reprochent à la résolution de mélanger la cause de Boualem Sansal avec des piques diplomatiques, comme l’appel à conditionner les fonds européens à l’Algérie à des progrès en matière de droits humains. “On n’obtient rien d’Alger par la menace”, clame Coquerel, sous les applaudissements de son camp. Traduction : pour LFI, il vaut mieux caresser le régime algérien dans le sens du poil que de risquer un clash diplomatique. Étrange coming-out pour un parti qui se drape dans la défense des opprimés.

Une posture dictée par la realpolitik… ou l’électorat ?

Si un écrivain était emprisonné par un régime de droite, disons en Hongrie ou en Pologne, LFI aurait probablement grimpé aux rideaux, exigeant sa libération à grands coups de communiqués enflammés. Mais là, face à l’Algérie, c’est silence radio ou presque. Pourquoi ? Une analogie s’impose : LFI agit comme un ado qui refuse de critiquer son pote turbulent pour ne pas froisser la bande. L’Algérie, ex-colonie, est un sujet sensible pour une gauche anticoloniale qui flirte avec une certaine nostalgie tiers-mondiste. Critiquer Alger, c’est risquer de passer pour un suppôt du néocolonialisme, un péché mortel dans leur catéchisme.

Pire, certains y voient un calcul électoral. LFI, qui courtise les banlieues et les diasporas, sait que l’Algérie reste un totem intouchable pour une partie de son électorat. Voter pour la résolution, c’est risquer de se faire taxer d’“algérophobie” (dixit Oziol sur X) par des militants communautaires. Alors, on sacrifie Boualem Sansal sur l’autel de la cohérence idéologique… ou du clientélisme. Gabriel Attal n’a pas tort quand il fustige une “position honteuse” qui prend “la liberté d’expression en otage”. Même François Ruffin, ex-insoumis, s’étrangle : “La place d’un écrivain n’est pas en prison, point.”

Boualem Sansal, bouc émissaire de l’extrême droite ?

LFI tente une pirouette pour se justifier : Sansal serait un pestiféré, un type aux “opinions proches de l’extrême droite xénophobe et islamophobe”, comme le tweete Bastien Lachaud. Le hic ? Sansal a certes des positions controversées, notamment sur l’islamisme et le “grand remplacement”, mais rien dans ses écrits ne justifie une incarcération. Il a froissé Alger en soutenant, dans une interview à Frontières (média d’extrême droite), la thèse marocaine sur des frontières coloniales biaisées. Mais depuis quand un désaccord idéologique légitime une prison ? LFI, en le jetant dans le camp des “fachos”, donne l’impression de bénir son sort. Une faute morale, comme si Voltaire avait laissé Jean Calas pourrir en geôle sous prétexte qu’il n’aimait pas ses idées.

Et puis, il y a Rima Hassan. L’eurodéputée LFI, déjà épinglée en janvier 2025 pour avoir voté contre une résolution similaire au Parlement européen, remet le couvert. Elle dénonçait alors une “instrumentalisation” par la droite et l’extrême droite (Marion Maréchal en tête). Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, n’y va pas par quatre chemins : “LFI sombre dans l’indignité et le déshonneur.” Sur X, les critiques pleuvent, certains accusant LFI de préférer “libérer des terroristes” (allusion à Georges Abdallah) plutôt qu’un écrivain. L’image est rude, mais elle colle.

Une diplomatie de la carpette

Reprenons l’analogie : LFI, c’est le mec qui, au resto, refuse de critiquer le plat dégueu pour ne pas vexer le chef. Sauf que là, le chef, c’est un régime qui enferme un octogénaire malade pour ses mots. En refusant la résolution, LFI ne défend pas la paix franco-algérienne, elle cautionne l’arbitraire. Le texte, pourtant modéré, ne parlait ni de sanctions ni de guerre, juste de liberté. En le rejetant, LFI se tire une balle dans le pied : elle perd toute crédibilité sur les droits humains, elle qui adore donner des leçons au monde entier.

Imaginons LFI défendre Boualem Sansal avec la même fougue qu’elle met à soutenir d’autres causes. Elle aurait pu exiger sa libération tout en critiquant la “récupération” de la droite, histoire de rester cohérente. Au lieu de ça, elle choisit la fuite, laissant un écrivain croupir pour ne pas froisser Alger. C’est pas de la diplomatie, c’est de la lâcheté.

La France Insoumise c’est total free style

LFI, en votant contre la libération de Boualem Sansal, a osé le grand écart : défendre les libertés en théorie, mais les piétiner en pratique dès que l’Algérie entre dans l’équation. Un scandale qui éclabousse leur image et donne raison à leurs détracteurs. Boualem Sansal, lui, attend toujours, entre quatre murs, pendant que les insoumis jouent aux stratèges de comptoir.

We use cookies to personalise content and ads, to provide social media features and to analyse our traffic. We also share information about your use of our site with our social media, advertising and analytics partners. View more
Cookies settings
Accept
Privacy & Cookie policy
Privacy & Cookies policy
Cookie nameActive

Who we are

Suggested text: Our website address is: https://prolo.vip.

Comments

Suggested text: When visitors leave comments on the site we collect the data shown in the comments form, and also the visitor’s IP address and browser user agent string to help spam detection.

An anonymized string created from your email address (also called a hash) may be provided to the Gravatar service to see if you are using it. The Gravatar service privacy policy is available here: https://automattic.com/privacy/. After approval of your comment, your profile picture is visible to the public in the context of your comment.

Media

Suggested text: If you upload images to the website, you should avoid uploading images with embedded location data (EXIF GPS) included. Visitors to the website can download and extract any location data from images on the website.

Cookies

Suggested text: If you leave a comment on our site you may opt-in to saving your name, email address and website in cookies. These are for your convenience so that you do not have to fill in your details again when you leave another comment. These cookies will last for one year.

If you visit our login page, we will set a temporary cookie to determine if your browser accepts cookies. This cookie contains no personal data and is discarded when you close your browser.

When you log in, we will also set up several cookies to save your login information and your screen display choices. Login cookies last for two days, and screen options cookies last for a year. If you select "Remember Me", your login will persist for two weeks. If you log out of your account, the login cookies will be removed.

If you edit or publish an article, an additional cookie will be saved in your browser. This cookie includes no personal data and simply indicates the post ID of the article you just edited. It expires after 1 day.

Embedded content from other websites

Suggested text: Articles on this site may include embedded content (e.g. videos, images, articles, etc.). Embedded content from other websites behaves in the exact same way as if the visitor has visited the other website.

These websites may collect data about you, use cookies, embed additional third-party tracking, and monitor your interaction with that embedded content, including tracking your interaction with the embedded content if you have an account and are logged in to that website.

Who we share your data with

Suggested text: If you request a password reset, your IP address will be included in the reset email.

How long we retain your data

Suggested text: If you leave a comment, the comment and its metadata are retained indefinitely. This is so we can recognize and approve any follow-up comments automatically instead of holding them in a moderation queue.

For users that register on our website (if any), we also store the personal information they provide in their user profile. All users can see, edit, or delete their personal information at any time (except they cannot change their username). Website administrators can also see and edit that information.

What rights you have over your data

Suggested text: If you have an account on this site, or have left comments, you can request to receive an exported file of the personal data we hold about you, including any data you have provided to us. You can also request that we erase any personal data we hold about you. This does not include any data we are obliged to keep for administrative, legal, or security purposes.

Where your data is sent

Suggested text: Visitor comments may be checked through an automated spam detection service.

Save settings
Cookies settings