L’élection législative partielle de mai 2025 a vu Sébastien Martin (divers droite) écraser Arnaud Sanvert (RN) avec 58,6 % des voix, grâce au « front républicain » qui a mobilisé les électeurs de gauche et de droite contre l’extrême droite. Le RN, en tête au premier tour avec 32 %, a mordu la poussière au second, notamment à Chalon-sur-Saône où Martin a raflé 72,99 % des suffrages (Info Beaune). Cette déroute est amplifiée par une participation faiblarde (32,73 % au premier tour).
Un revers cuisant pour le RN
Dans la 5e circonscription de Saône-et-Loire, le Rassemblement National (RN) a cru pouvoir conserver son siège après un premier tour prometteur où Arnaud Sanvert caracolait en tête avec 32 % des voix. Mais, comme un mauvais remake d’un film déjà vu, le « front républicain » a encore frappé. Sébastien Martin, ex-LR devenu divers droite, a raflé 58,6 % des suffrages au second tour, laissant le RN manger son béret face à une coalition improbable de votants de gauche et de droite.

La gauche avale son chapeau
Pour la gauche, c’est une victoire à la Pyrrhus. Soutenir un candidat de droite pour bloquer l’extrême droite ? C’est comme choisir entre la peste et le choléra, et opter pour le choléra en se disant que ça passe mieux avec un peu de sirop. Les électeurs socialistes et insoumis, qui représentaient 25,2 % des voix au premier tour, ont massivement reporté leurs suffrages sur Martin, notamment à Chalon-sur-Saône où il a écrasé Sanvert avec 72,99 % . Une pilule amère pour ceux qui prônent l’anti-capitalisme mais finissent par voter pour un notable local bien ancré dans l’establishment.
L’establishment triomphe, l’apathie aussi
Sébastien Martin, président du Grand Chalon et vice-président du conseil départemental, incarne le parfait apparatchik local. Son triomphe, notamment dans les communes rurales et à Chalon, montre que le système sait encore mobiliser ses réseaux pour contrer les populistes. Mais avec un taux de participation famélique (32,73 % au premier tour, à peine mieux au second), c’est l’apathie qui gagne. Les électeurs, lassés, ont laissé une minorité motivée décider, et celle-ci a choisi la sécurité de l’ordre établi.
Une leçon d’humilité pour le RN
Le RN, malgré le soutien de figures comme Jordan Bardella et même Éric Ciotti, qui a raillé l’ »alliance de la honte ».

Un premier tour en trompe-l’œil en Saône-et-Loire
Le décor était planté pour un nouveau psychodrame électoral dans cette élection législative partielle. Au premier tour, Arnaud Sanvert, porte-étendard du Rassemblement National, s’offrait une avance confortable avec 32 % des voix, laissant Sébastien Martin, ex-LR reconverti en divers droite, à 25,6 %. Derrière, un peloton de candidats épars : Clément Mugnier (PS) à 17 %, Marie-Claude Jarrot (ex-LR) à 12 %, et Fatima Kouriche (LFI) à 8,2 %. Avec un taux de participation anémique de 32,73 %, on sentait déjà l’odeur de la désillusion collective. Mais le RN, tout guilleret, pensait tenir le bon bout. Erreur fatale.

Le front républicain, ce rouleau compresseur
Au second tour, le « front républicain » a déployé son artillerie lourde. Cette vieille tactique, qui consiste à unir tout ce que la France compte de républicains autoproclamés pour barrer la route à l’extrême droite, a encore fait des merveilles. Sébastien Martin, notable local et président du Grand Chalon, a vu ses 25,6 % du premier tour gonfler jusqu’à 58,6 % au second, soit un bond de 33 points .
La gauche, ou l’art de se tirer une balle dans le pied
Pour la gauche, c’est une victoire qui a le goût d’une défaite. Les électeurs socialistes et insoumis, qui représentaient 25,2 % des voix au premier tour, ont massivement reporté leurs suffrages sur Martin, suivant les consignes implicites de leurs leaders. Christophe Sirugue, ancien député PS et maire de Chalon, a même adressé ses « félicitations républicaines » à Martin.
Le RN, champion des espoirs déçus
Le RN, lui, continue de jouer les Sisyphe de la politique française. Malgré une avance au premier tour et le soutien de poids lourds comme Jordan Bardella et, plus surprenant, Éric Ciotti, qui a dénoncé l’ »alliance de la honte » . Le RN, c’est un peu comme ce coureur qui sprinte en tête mais s’effondre à deux mètres de la ligne, épuisé par ses propres illusions.

Un establishment indéboulonnable
Sébastien Martin, avec son CV long comme un jour sans pain (président du Grand Chalon, vice-président du conseil départemental), incarne l’establishment dans toute sa splendeur. Sa victoire, portée par les communes rurales et Chalon-sur-Saône, montre que le système sait encore se défendre face aux assauts populistes. Même à Montceau-les-Mines, où Sanvert a pris la tête, l’élan n’a pas suffi pour renverser la vapeur .
Une participation en berne, une démocratie en sursis
Avec un taux de participation de 32,73 % au premier tour et à peine mieux au second, cette élection est aussi un triomphe de l’apathie. Plus de 60 % des électeurs ont préféré rester chez eux, laissant une minorité motivée décider du sort de la circonscription. C’est comme si la démocratie française jouait à cache-cache, et que seuls les plus déterminés trouvaient le courage de chercher. Mais ceux qui se sont déplacés ont parlé clair : pas de RN à l’Assemblée.
Le RN mange son béret à Chalon
Le RN a osé croire en sa victoire, la gauche a osé voter pour son ennemi juré, et l’establishment a osé rire en dernier. Dans ce grand cirque politique, tout le monde a mangé son chapeau, mais c’est le RN qui a dû avaler le plus gros morceau.. le RN a cru pouvoir nager avec les requins, mais c’est le front républicain qui lui a coupé les nageoires !







