Bruxelles s’autoproclame « ville antifasciste » en avril 2025, mais l’antisémitisme explose dans ses rues. Tags « Gaza » sur les mémoriaux de la Shoah, slogans haineux dans les manifs, peur des Juifs sur les campus : la capitale européenne ferme les yeux. 22 % des Bruxellois avouent leur antipathie anti-juive, et 70 % des Juifs cachent leur identité. La motion, votée à l’unanimité, sonne creux face à une insécurité galopante et une haine bien réelle. Une hypocrisie municipale qui rappelle que les belles paroles ne suffisent pas à masquer la vérité.
Bruxelles, capitale du symbole creux
C’est sous une pluie d’applaudissements unanimes que Bruxelles s’est autoproclamée « ville antifasciste » le 22 avril 2025, lors d’un conseil communal porté par l’élan vert d’Ecolo-Groen. Une motion votée à l’unanimité, rien que ça, pour célébrer la capitulation nazie de 1945 et brandir l’étendard de la résistance. Le bourgmestre Philippe Close, tel un général d’opérette, bombe le torse : « Nous sommes en résistance aujourd’hui ! » clame-t-il, fier de cette capitale européenne qui, selon lui, repousse toutes les haines. Sauf que, dans les rues de la ville, la réalité ricane. Pendant que les élus s’offrent une médaille en papier, l’antisémitisme à Bruxelles galope, plus décomplexé que jamais. Cette déclaration, c’est un peu comme peindre un mur pourri en blanc : ça cache la misère, mais les fissures restent.
Antisémitisme à Bruxelles : la haine qui ne dit pas son nom
Les chiffres sont têtus, et ils hurlent. Selon un sondage Ipsos commandé par l’Institut Jonathas en 2024, 22 % des Bruxellois avouent sans rougir leur antipathie envers les Juifs. Un sur quatre, dans une ville qui se prétend phare de la tolérance ! Les actes antisémites, eux, s’empilent comme des mauvaises nouvelles : 119 incidents recensés en 2021, un record selon Antisemitisme.be, et une explosion post-7 octobre 2023, avec 91 signalements en deux mois, d’après Unia. Tags « Gaza » sur les pavés de la Mémoire dédiés aux victimes de la Shoah, slogans nauséabonds dans les manifestations pro-palestiniennes (« Gloire à Sinwar », « From the river to the sea »), agressions verbales sur les campus… À l’ULB, des étudiants juifs rasent les murs, craignant d’être pris à partie. Et que dire de cette présidente de parti, étoile montante de la politique belge, qui partage une chanson appelant à « tuer les fils de Sion » sur ses réseaux ? À Bruxelles, l’antisémitisme n’est pas un spectre du passé : il est vivant, bruyant, et il parade.
Une « résistance » à géométrie variable
Revenons à cette motion antifasciste. Elle veut faire de Bruxelles un rempart contre l’extrême droite, le fascisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Noble ambition, mais le diable se niche dans les détails. En se focalisant sur un « fascisme » quasi-inexistant – qui a vu des chemises brunes défiler sur la Grand-Place récemment ? –, la ville détourne le regard des vrais poisons qui la rongent. L’insécurité galopante, notamment dans des quartiers comme Molenbeek ou Schaerbeek, n’est pas l’œuvre de nostalgiques de Mussolini, mais de dynamiques communautaires bien plus complexes. Les auteurs de ces actes antisémites, qu’ils soient des militants islamo-gauchistes ou des agitateurs de la « rue arabe » décrite par Joël Kotek, ne brandissent pas des svastikas. Ils crient « Gaza » ou « Allah Akbar » dans des manifs où le drapeau israélien brûle.Qualifier cela de « fascisme » est un contresens historique, une paresse intellectuelle. C’est comme accuser un loup d’être un requin : on rate la cible, et pendant ce temps, le troupeau saigne.
L’hypocrisie des élites : un miroir aux alouettes
Imaginons un instant que Bruxelles, au lieu de s’autoproclamer antifasciste, ait opté pour une croisade contre l’islamisme radical ou l’antisémitisme décomplexé. Impensable, n’est-ce pas ? Les élus, tétanisés par la peur de froisser une partie de l’électorat, préfèrent des combats consensuels, des ennemis fantomatiques. Cette motion, c’est du théâtre, une parade pour âmes bien-pensantes. Pendant ce temps, la communauté juive, elle, ne joue pas : 70 % des Juifs belges cachent leur identité en public, selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE en 2023. Ils évitent certains quartiers, certains événements, certains regards. La capitale européenne, siège de l’UE et de ses grandes déclarations sur les droits humains, laisse ses Juifs vivre dans l’ombre, comme des parias dans leur propre ville.
Une leçon d’histoire mal apprise
Bruxelles aime se draper dans son passé de résistance face au nazisme. Mais l’histoire, cette vieille maîtresse ironique, rappelle que la Belgique n’a pas toujours été un modèle de courage. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la SNCB transportait sans broncher des Juifs vers Auschwitz, et les collaborateurs ne manquaient pas. Aujourd’hui, on tague les mémoriaux de la Shoah, on menace des professeurs israéliens, et on laisse des chroniqueurs comme Herman Brusselmans écrire qu’ils veulent « enfoncer un couteau dans la gorge de chaque Juif ». Où est la résistance, messieurs les élus ? Dans vos motions ronflantes ou dans les silences complices face à une haine qui, elle, n’a rien de symbolique ? Bruxelles, c’est un peu comme un élève qui récite une leçon sans l’avoir comprise : on coche la case « antifascisme », mais on échoue à l’examen de la tolérance.
Antisémitisme à Bruxelles : la farce de la ville « résistante »
Si Bruxelles veut vraiment être une ville antifasciste, qu’elle commence par regarder ses démons en face. L’antisémitisme n’est pas un souvenir, c’est un cancer qui ronge la capitale. Et les hypocrites, ça vote des motions pour se donner bonne conscience. À bon entendeur…







