La justice va devoir trancher sur le cas de Ricco, un coq qui chante trop fort et dérange une voisine à Bourgoin-Jallieu (Isère). La plaignante se dit perturbée nuit et jour par les chants du gallinacé. Le couple propriétaire du coq assure avoir pris des mesures pour minimiser les nuisances, mais la médiation a échoué. La loi sur le patrimoine sensoriel des campagnes françaises sera au cœur de l’affaire. Une page de soutien à Ricco a été créée sur Facebook. La dernière affaire similaire a eu lieu en Haute-Savoie, où un coq nommé Caruso a également fait l’objet de plaintes.
La nouvelle voisine porte plainte contre Ricco, le coq chanteur de Bourgoin-Jallieu
Dans le quartier de Boussieu, à Bourgoin-Jallieu en Isère, une nouvelle affaire de coq chanteur faisait des vagues. Ricco, un coq au chant puissant, tapait sur les nerfs de sa nouvelle voisine. Cette dernière, excédée par les vocalises incessantes de l’animal, décida de porter plainte.
Un matin ensoleillé, les habitants de Boussieu vaquent à leurs occupations quotidiennes. Les enfants jouent dans les jardins, les voisins se saluent chaleureusement, et Ricco, perché sur son tas de foin, entonne son chant matinal. Mais cette mélodie, qui réjouit certains, en exaspère d’autres.
La médiation a échoué entre voisins
La nouvelle voisine, récemment installée dans le quartier, ne supportait plus les chants de Ricco. Elle se plaignait de ne pas pouvoir profiter de son jardin en journée et d’être perturbée dans son sommeil la nuit. Les propriétaires de Ricco, Franck et sa femme, tentèrent de minimiser les nuisances. Ils installèrent un système automatique pour fermer la porte du poulailler à 20 heures et l’ouvrir à 9 heures en été, 8 h 30 en hiver. Mais cela ne suffisait pas à apaiser la voisine.
La justice tranchera sur le cas de Ricco
Après une tentative de médiation infructueuse en mairie, le dossier s’apprêtait à passer devant la justice le 14 janvier prochain. La loi du 29 janvier 2021, visant à définir et protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises, serait au cœur de cette affaire. Le quartier de Boussieu intégrait-il la notion de campagne ? Les propriétaires de Ricco plaidaient que oui, rappelant qu’ils avaient choisi ce lieu pour son caractère rural. La voisine, quant à elle, contestait cette version, affirmant que Boussieu n’était plus à la campagne.
Le soutien sur les réseaux sociaux
Sur Facebook, une page de soutien à Ricco fut créée. Les messages de soutien affluaient : « Ricco continue de chanter, on t’aime. Le monde devient vraiment fou, » écrivait une internaute. « De mieux en mieux, pauvre France. J’espère que le tribunal sera juste pour une fois. Si les gens ne sont pas contents, qu’ils déménagent. Ils sont bien contents d’en avoir dans leur assiette, » pestait une autre.
Les précédents cas avec des ziozios chanteurs
La dernière affaire de ce genre avait eu lieu au pied des montagnes de Haute-Savoie. Un conciliateur de justice avait laissé trois mois au propriétaire du coq Caruso pour le faire déguerpir. « Mon village perd son caractère rural. Il vend son âme et sa terre à la construction urbaine. C’est sordide… » avait regretté le septuagénaire.
sources : RebutActu






