Un an après le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, un collectif identitaire est attaqué par les avocats de deux mis en cause. La plainte vise à politiser le procès et à faire condamner une prise de position politique. L’enquête sur le meurtre piétine, et des manifestations de jeunes militants de droite ont conduit à des arrestations. Un jeune militant, lynché lors d’une manifestation, témoigne des violences subies et espère que justice sera rendue.
Dans la petite commune de Crépol, un an après le drame qui a coûté la vie à Thomas Perotto, un jeune rugbyman de 16 ans, les tensions sont toujours vives. Il y a un an le 19 novembre 2023, un bal de village paisible, transformé en scène de chaos par une bande de jeunes venus de la cité de la Monnaie, à Romans-sur-Isère. Les cris, les coups, et finalement, la tragédie : Thomas, poignardé à mort.
L’affaire a rapidement pris une dimension identitaire, opposant la France profonde aux quartiers sensibles. Des témoignages ont émergé, affirmant que les assaillants avaient clamé « On est là pour tuer les Blancs, on est là pour planter les Blancs » avant de passer à l’acte. Ces paroles ont ravivé les tensions et les débats sur l’immigration et l’intégration en France.
Un collectif identitaire, « Justice pour les nôtres », a été créé pour dénoncer les causes politiques de l’assassinat de Thomas. Raphaël Ayma, président de l’association Tenesoun, explique que leur but est de remettre au centre du débat que ce n’est pas un simple fait divers, mais un fait politique. Le collectif organise un grand rassemblement à Romans-sur-Isère, le 30 novembre, pour porter ce combat plus loin.
Cependant, cette initiative ne plaît pas à tout le monde. Maître Élise Rey-Jacquot et Maître Bilel Hakkar, avocats de deux jeunes hommes mis en examen dans l’affaire, ont porté plainte contre le collectif pour « provocation publique à la discrimination ou à la haine raciale » et « injure publique discriminatoire ». Ils reprochent au collectif d’utiliser le terme « racaille » pour désigner des personnes issues de l’immigration et de lier la mort de Thomas à « une immigration sans contrôle ».
Raphaël Ayma qualifie cette plainte de « fantaisiste », affirmant que les avocats tentent de politiser le procès. Les avocats, de leur côté, disent veiller à la fraternité, mais leurs motivations sont sujettes à débat. Maître Élise Rey-Jacquot, militante pro-immigration, a exprimé sa déception de ne pas faire partie du réseau d’avocats des Frères musulmans, ajoutant une couche de complexité à l’affaire.
Près d’un an après le meurtre de Thomas, son meurtrier présumé court toujours. Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, déplore la lenteur de l’enquête et le fait que l’auteur du coup de couteau fatal n’ait toujours pas été formellement identifié. Les arrestations et les gardes à vue n’ont pas abouti à des résultats concrets, et l’affaire reste sensible et compliquée.
Le meurtre de Thomas a créé un électrochoc, avec des manifestations de jeunes militants de droite dans le quartier de la Monnaie, résultant en des arrestations et des peines de prison. Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, note que la justice a tendance à être plus sévère envers ceux qui n’ont pas de casier judiciaire, tout en étant parfois intraitable.
Le mobile raciste anti-Blanc n’a toujours pas été retenu par le procureur de Grenoble, malgré les témoignages des amis de Thomas. Pierre-Marie Sève estime que la notion de racisme anti-Blanc est un tabou pour la justice française, et que les politiques sont frileux à aborder ce sujet.
Julien Tellier, un jeune homme de 20 ans, a été lynché, menacé et insulté lors d’une manifestation dans le quartier de la Monnaie. Il témoigne de son agression, décrivant les coups, les menaces et les insultes racistes qu’il a subis. Il espère que l’enquête mettra en avant le mobile raciste de son agression et que justice sera rendue pour Thomas.
Le Drame de Crépol
Le 19 novembre 2024 marque un an depuis le meurtre de Thomas Perotto, 16 ans, poignardé lors d’un bal à Crépol. Ce drame a mis en lumière une crise identitaire profonde en France, opposant la France profonde aux quartiers sensibles, souvent occupés par des personnes issues de l’immigration. Des témoignages affirment que les assaillants auraient clamé « On est là pour tuer les Blancs » avant de passer à l’acte.
La Réaction Identitaire
Quelques jours après le drame, des associations identitaires ont organisé des manifestations pour dénoncer les causes politiques de l’assassinat de Thomas. Le collectif « Justice pour les nôtres » a été créé pour porter ce combat plus loin, avec un grand rassemblement prévu à Romans-sur-Isère le 30 novembre. Cette initiative dérange certains, notamment les avocats des deux jeunes hommes mis en examen dans l’affaire.
La Plainte des Avocats
Maître Élise Rey-Jacquot et Maître Bilel Hakkar, avocats des deux mis en cause, ont porté plainte contre le collectif « Justice pour les nôtres » et son président, Raphaël Ayma, pour provocation publique à la discrimination ou à la haine raciale et injure publique discriminatoire. Ils reprochent au collectif de lier la mort de Thomas à « une immigration sans contrôle » et d’utiliser le terme « racaille » pour désigner des personnes issues de l’immigration.
La Réponse du Collectif
Raphaël Ayma, président de Tenesoun, qualifie cette plainte de « fantaisiste » et accuse les avocats de vouloir politiser le procès. Il affirme que leur stratégie vise à faire condamner juridiquement une prise de position politique, ce qui n’a pas de sens selon lui. Les avocats, de leur côté, disent vouloir veiller à la fraternité et à l’antiracisme.
L’Enquête sur le drame de Crépol
Près d’un an après le meurtre de Thomas, l’enquête piétine. Le maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, déplore que l’auteur du coup de couteau fatal n’ait toujours pas été formellement identifié et appréhendé. Plusieurs arrestations ont eu lieu, mais aucune conclusion concrète n’a été tirée jusqu’à présent.
La Polémique Judiciaire
Le meurtre de Thomas a créé un électrochoc, avec des manifestations de jeunes militants de droite dans le quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère. Ces manifestations ont conduit à des arrestations et des peines de prison pour certains participants. Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, critique la lenteur de la justice et la tendance à chercher des ennuis à des personnes sans casier judiciaire.
Le Témoignage d’un Jeune Militant
Julien Tellier, un jeune militant de droite, a été lynché lors d’une manifestation dans le quartier de la Monnaie. Il témoigne des violences subies et des insultes racistes. Deux mois après son agression, il conserve des séquelles physiques et psychologiques. Il espère que l’enquête mettra en avant le mobile raciste de son agression et que justice sera rendue pour Thomas.






