Sébastien Delogu, député LFI, entendu pour avoir diffusé des documents volés à un ex-patron du Crif, Isidore Aragones, sur Instagram. Perquisitions, enquête pour vol et atteinte à la vie privée : le trublion marseillais dérape encore. Après des violences au lycée Saint-Exupéry, un drapeau palestinien à l’Assemblée et des insultes aux flics, il collectionne les casseroles. Mélenchon crie au complot, mais Delogu, entre Zorro et bandit, s’embourbe.
Sébastien Delogu, le député LFI qui collectionne les casseroles
Sébastien Delogu, député LFI des quartiers nord de Marseille, est encore dans le viseur de la justice. Cette fois, pas pour avoir joué des poings devant un lycée ou insulté des flics, mais pour avoir diffusé des documents privés volés à un avocat, Isidore Aragones, ex-patron du Crif local. Le 24 septembre 2024, Delogu, fort de ses 95 000 abonnés Instagram, balance sur le réseau des infos juteuses : les liens d’Aragones avec Israël, ses projets financiers, le tout piqué dans une pochette dérobée lors d’une descente musclée de la CGT chez Laser Propreté. Résultat ? Perquisitions à 6 h du matin chez lui et à sa permanence, une audition de trois heures, et une enquête pour vol, recel et atteinte à la vie privée. Delogu crie au complot, Mélenchon hurle à l’injustice, mais à Marseille, on commence à se dire que ce député a plus de dossiers au tribunal que de propositions de lois.
C’est du grand Delogu : il dénonce des magouilles, mais finit toujours par se prendre les pieds dans ses propres scandales. Comme un mauvais braqueur qui oublie son masque, il se fait choper à chaque coup. Retour sur ce parcours de trublion insoumis, où chaque acte héroïque dérape dans le burlesque, avec assez de fiel pour faire grimacer un procureur.
Laser Propreté : le casse du siècle… ou pas
Tout commence avec Laser Propreté, une boîte de nettoyage marseillaise au cœur d’un conflit social. Delogu, toujours prêt à jouer les Zorro des prolos, flaire du louche : abus de biens sociaux, faux en écriture, travail dissimulé. Le 5 septembre 2024, il saisit le parquet via l’article 40, avec son acolyte Manuel Bompard, pour dénoncer ces « malversations ». Jusque-là, ça sent le lanceur d’alerte. Mais voilà, le 19 septembre, une centaine de syndicalistes CGT envahissent les bureaux de Laser. Quand la poussière retombe, Isidore Aragones, fraîchement nommé à la tête de la boîte, s’aperçoit qu’une pochette pleine de documents perso a disparu. Cinq jours plus tard, Delogu, tel un pirate des Caraïbes version réseaux sociaux, met tout en ligne : des détails sur les investissements d’Aragones, son soutien à Tsahal, ses projets de voyage au Brésil. « Merci à des gens bienveillants », ricane-t-il, oubliant peut-être que voler des dossiers, ce n’est pas vraiment un CV de saint.
La justice, pas franchement fan, lance une enquête pour vol, recel et mise en danger par diffusion d’infos privées. Le 15 mai 2025, la brigade financière débarque chez Sébastien Delogu à l’aube, fouille sa permanence et l’emmène pour une audition libre. Lui ? Il joue les martyrs : « On me perquisitionne parce que je dénonce des faits graves ! » Mélenchon, fidèle gourou, en rajoute une couche sur X : « Le monde à l’envers ! On perquisitionne le lanceur d’alerte au lieu des escrocs ! » Sauf que le parquet est clair : les perquisitions n’ont rien à voir avec le signalement sur Laser. C’est bien le vol des documents d’Aragones qui pose problème. Delogu, pensant tenir son Watergate, s’est tiré une balle dans le pied avec un bazooka.
Un palmarès de scandales digne d’un polar
Ce n’est pas la première fois que Delogu transforme une croisade en fiasco. À 37 ans, l’ancien chauffeur de taxi a un casier judiciaire qui commence à ressembler à un roman de gare. Flashback sur ses plus belles gamelles :
1. Le cogneur du lycée Saint-Exupéry (2023)
En mars 2023, lors d’un blocus lycéen contre la réforme des retraites, Delogu se pointe devant le lycée Saint-Exupéry. Des élèves bloquent l’entrée avec des poubelles, la direction tente de les disperser, et ça chauffe. Delogu, en mode justicier, s’interpose pour « protéger un gamin ceinturé ». Résultat ? Le proviseur adjoint et une CPE l’accusent de leur avoir filé des coups de pied. Lui nie, hurle qu’il a été poussé par un conteneur. La justice, pas convaincue, le condamne en février 2025 à 5 000 euros d’amende pour « violences aggravées » et refus de prélèvement ADN. Son avocat fait appel, mais sur X, ça canarde : « Delogu, député et boxeur, belle carte de visite ! »
2. Le drapeau palestinien à l’Assemblée (2024)
En mai 2024, Delogu brandit un drapeau palestinien dans l’hémicycle, provoquant une suspension de séance et une sanction de 15 jours. Geste courageux pour les uns, provocation gratuite pour les autres. Son collègue David Guiraud en rajoute en traitant le député LR Meyer Habib de « porc ». Résultat : LFI passe pour un cirque, et Delogu savoure son buzz, oubliant peut-être que les symboles ne remplacent pas les lois.
3. L’insulte aux flics (2024)
En septembre 2024, le syndicat Alliance Police nationale porte plainte contre Delogu pour avoir traité des agents de « pourriture » lors d’un contrôle tendu à Marseille. « Un député qui insulte ceux qui protègent, on aura tout vu », tacle un gendarme sur X. Delogu, lui, assume, fidèle à son style : cogner d’abord, réfléchir après.
4. La Meute : une langue trop pendue ?
Dans La Meute, un livre-enquête sur LFI, Delogu est dépeint comme un « enfant gâté » qui aurait menacé une femme en disant : « Cette chienne, je vais la faire violer si elle continue. » Info ou intox ? Sur X, le post fait scandale, mais Delogu esquive. Si c’est vrai, ça ajoute une couche de soufre à son CV déjà bien chargé.
LFI, l’usine à polémiques
Delogu n’est pas un cas isolé. Sous la houlette de Mélenchon, LFI collectionne les dérapages comme un philatéliste. Entre Aymeric Caron et ses complots à l’Eurovision, Paul Vannier qui joue les Torquemada avec Bayrou, et Adrien Quatennens réhabilité après une gifle conjugale, le parti excelle dans l’art de l’indignation sélective. Delogu s’inscrit dans cette lignée : il dénonce, il provoque, mais finit toujours par se faire rattraper par ses propres excès. Sur X, un internaute résume : « LFI, c’est des lanceurs d’alerte qui lancent des cailloux et pleurent quand la police répond. »
Aragones, lui, ne rigole pas. « Delogu a mis ma vie en danger en diffusant ces documents », confie-t-il à l’AFP, évoquant des menaces dans un contexte de tensions autour d’Israël. « C’est honteux, ça m’a nui. » La justice pourrait demander la levée de l’immunité parlementaire de Delogu, et à Marseille, les électeurs commencent à se lasser. « Il fait du bruit, mais pour quoi ? » lâche un habitant des quartiers nord, interrogé par Le Parisien.










