À Lagny-sur-Marne, Thierry Bandudi, attaché du député LFI Carlos Martens Bilongo, s’approprie une gerbe du 8 Mai déposée par des enfants pour se mettre en scène sur les réseaux. Récidiviste, il avait déjà « emprunté » une gerbe en 2024. Les habitants, furieux, dénoncent une insulte à la mémoire nationale. La mairie porte l’affaire au procureur de Meaux. Bilongo, silencieux, cumule les polémiques. Ce vol d’hommage est-il le scandale de trop pour LFI ?
Une Gerbe Volée, un Hommage Détourné
Le 8 mai 2025, Lagny-sur-Marne (77) célèbre la Victoire de 1945 avec la solennité qu’exige la mémoire. Des enfants du conseil municipal, fiers et émus, déposent une gerbe tricolore au monument aux morts, sous les yeux d’élus et de dizaines de Latignaciens. Une scène touchante, jusqu’à ce qu’un homme en costume-cravate, Thierry Bandudi, attaché parlementaire du député LFI Carlos Martens Bilongo, ne vienne tout salir. Filmé par un complice, il s’empare de la gerbe, recule de quelques pas, puis la redépose comme si elle était sienne, jouant les patriotes pour un post sur les réseaux sociaux. Un vol d’hommage, une mise en scène indécente qui a fait bondir la commune.
C’est du niveau d’un canular de mauvais goût, mais sans la blague. Bandudi, ancien animateur jeunesse à Lagny et collaborateur du député LFI du Val-d’Oise, ne s’est pas contenté de piquer la gerbe des gamins. Il a orchestré un véritable sketch : prendre, reculer, reposer, s’incliner, le tout sous l’objectif d’un smartphone. Résultat ? Une vidéo qui fait croire qu’il rend hommage aux héros de 45, alors qu’il n’a même pas déboursé un centime pour une rose. Sur les réseaux, les habitants parlent d’une « insulte » à la mémoire nationale.
Une Récidive qui Sent le Mépris
Le plus croustillant ? Ce n’est pas la première fois. En 2024, Bandudi avait déjà « emprunté » une gerbe du conseil municipal des enfants pour un dépôt bidon. À l’époque, on avait fermé les yeux. « Ça lui coûtait quoi d’acheter une fleur ? », s’agace Pierre Tébaldini, directeur de cabinet du maire, dans une interview. Cette fois, la municipalité ne rigole plus : un signalement a été déposé au procureur de Meaux pour « usurpation » et atteinte à la mémoire collective. Car oui, voler une gerbe, ce n’est pas juste piquer des fleurs, c’est cracher sur le sacrifice de ceux qui sont morts pour la France.
imaginez un gosse du conseil municipal qui pique la gerbe d’un député pour se vanter sur TikTok. On crierait à l’éducation ratée, non ? Alors pourquoi un adulte, collaborateur d’un élu, pense-t-il pouvoir s’en tirer ? Bandudi, contacté par des journalistes, n’a pas daigné répondre. Son patron, Carlos Martens Bilongo, député LFI de la 8e circonscription du Val-d’Oise, est aux abonnés absents. Silence radio, comme si l’indécence pouvait s’effacer en baissant la tête.

LFI, Championne de la Mise en Scène ?
Prenons une analogie contemporaine : c’est comme si un influenceur volait le décor d’un autre pour un selfie Instagram, sauf que là, on ne parle pas d’un fond à paillettes, mais d’un symbole sacré. À Lagny, les habitants, toutes générations confondues, sont révoltés. Les réseaux sociaux s’enflamment, dénonçant un manque de respect flagrant pour le 8 Mai, moment où l’on honore des héros, pas où l’on joue les stars.
Ce scandale s’ajoute à une longue liste de controverses autour de Bilongo et de LFI. En 2023, le député était visé par une enquête pour fraude fiscale et blanchiment, classée sans suite en janvier 2025. Il a aussi été épinglé pour avoir sous-loué un logement social à sa sœur tout en possédant deux appartements. Sans parler des accusations de récupération politique, comme lors des émeutes de Nanterre en 2023, où des habitants l’ont accusé de « récupération » et l’ont chassé. Avec Bandudi, LFI semble confirmer une marque de fabrique : le culot, toujours le culot, rien que le culot.
Une Justice à la Hauteur ou un Nouveau Laxisme ?
La mairie de Lagny ne lâche pas l’affaire. « Cette fois, nous ne laissons pas passer », martèle Tébaldini. Mais que peut-on attendre du procureur ? Une amende symbolique ? Un rappel à l’ordre ? Ou, comme souvent, un classement sans suite, spécialité française quand il s’agit de petits arrangements entre amis ? Les Latignaciens, eux, veulent des comptes. Ils ne digèrent pas qu’un collaborateur d’élu, censé incarner une forme d’exemplarité, transforme un hommage national en opération de com’ low cost.
À l’heure où la France se fracture sur les questions d’identité et de mémoire, ce genre de frasque alimente la défiance. Bandudi n’a pas seulement volé une gerbe, il a piétiné un symbole, ridiculisé des enfants et insulté une communauté. Et si LFI veut éviter de passer pour une usine à scandales, il serait temps de faire le ménage dans ses rangs.
Comme dirait Henri Jeanson, « y a des gens qui ont de l’honneur, et puis y a ceux qui se servent dans les plates-bandes des gosses ». À Lagny, on sait maintenant dans quel camp est Bandudi.






