Les Européennes 2024 ont vu une participation plus importante chez les 70 ans et plus (71 %) et une abstention plus marquée chez les 25-34 ans (66 %). L’institut Ipsos a publié une sociologie électorale des résultats, révélant notamment que 26 % des électeurs des Républicains de 2019 ont voté pour le Rassemblement National, et que 48 % des fans de Nicolas Dupont-Aignan et de Debout la France ont également succombé à l’appel de l’extrême-droite. La majorité présidentielle a conservé 80 % de ses sympathisants, tandis que la gauche est éparpillée entre plusieurs candidats. Le Rassemblement National a séduit toutes les catégories socioprofessionnelles, tandis que la liste de la majorité présidentielle a recueilli le soutien de 25 % des retraités CSP + et de 15 % des cadres. L’appréciation de l’action d’Emmanuel Macron a également pesé dans les votes.
Européennes 2024 : les vieux sauvent la patrie, les jeunes préfèrent Fortnite
Les Européennes 2024 ont enfin rendu leur verdict, et comme d’habitude, les vieux ont sauvé la patrie. Eh oui, mesdames et messieurs, si vous avez plus de 70 ans, vous êtes officiellement le pilier de notre démocratie. Les jeunes, quant à eux, ont préféré jouer à Fortnite ou regarder des vidéos de chats sur Instagram plutôt que de se rendre aux urnes. Mais ne vous inquiétez pas, ils finiront par comprendre l’importance de leur voix lorsqu’ils seront confrontés à la dure réalité de la vie, comme la hausse des prix des croquettes pour chat.
L’institut Ipsos a publié une sociologie électorale des résultats, et il y a de quoi rire jaune. Les Républicains de François-Xavier Bellamy ont vu 26 % de leurs électeurs de 2019 se tourner vers le Rassemblement National. Les fans de Nicolas Dupont-Aignan et de Debout la France ont également succombé à l’appel de l’extrême-droite, avec 48 % d’entre eux ayant voté pour Jordan Bardella et 25 % pour Marion Maréchal. Quand on vous dit que les Français aiment le fromage, ce n’est pas seulement une question de gastronomie.
La majorité présidentielle peut se réjouir d’avoir conservé 80 % de ses sympathisants, mais il y a tout de même une petite fuite vers la gauche, avec 6 % ayant préféré le Parti Socialiste/Place Publique de Raphaël Glucksmann et 4 % les Républicains. À gauche, c’est le grand bazar, avec des électeurs éparpillés entre Raphaël Glucksmann, Manon Aubry, Marie Toussaint et Léon Deffontaines. La gauche française, c’est un peu comme un plat de spaghettis : c’est compliqué à manger, mais ça a du goût.
Le Rassemblement National a réussi à séduire toutes les catégories socioprofessionnelles, avec 54 % des ouvriers, 40 % des employés et 36 % des retraités CSP- ayant voté pour lui. La liste de la majorité présidentielle de Valérie Hayer a quant à elle recueilli le soutien de 25 % des retraités CSP + et de 15 % des cadres. Les cadres ont également été convoités par Raphaël Glucksmann et Jordan Bardella, qui ont chacun obtenu 20 % de leurs voix. Les Français et leurs catégories socioprofessionnelles, c’est un peu comme un jeu de Tetris : on essaie de tout faire rentrer, mais il y a toujours des trous.
L’enquête d’Ipsos s’est également intéressée au milieu social autodéclaré par les répondants. 51 % de ceux qui se perçoivent comme « défavorisés » ont voté pour Jordan Bardella, tandis que 17 % ont préféré Manon Aubry. Parmi les personnes se déclarant comme issues de « catégories populaires », 38 % ont choisi le RN, 14 % le Parti Socialiste/Place Publique et 11 % La France Insoumise. Enfin, parmi les personnes se considérant de « milieux aisés ou privilégiés », 26 % ont choisi Valérie Hayer, 19 % Jordan Bardella et 16 % Raphaël Glucksmann. Les Français et leur perception de leur milieu social, c’est un peu comme un jeu de miroirs déformants : on se regarde, mais on ne se reconnaît pas toujours.
Enfin, l’appréciation de l’action d’Emmanuel Macron a pesé dans les votes. 47 % de ceux qui se reconnaissent dans une « France en colère et très contestataire » ont choisi le Rassemblement National, tandis que 14 % ont préféré Manon Aubry et la liste La France Insoumise. Parmi les sondés se sentant appartenir à « une France mécontente mais pas forcément en colère », trois candidats se détachent : 23 % ont choisi Jordan Bardella, 19 % ont voté Valérie Hayer et 19 % ont favorisé Raphaël Glucksmann. Enfin, pour les personnes qui se sentent appartenir à « une France satisfaite et apaisée », le résultat est sans appel : 61 % ont voté pour la liste de la majorité présidentielle de Valérie Hayer. Les Français et leur rapport à la colère, c’est un peu comme une cocotte-minute : ça chauffe, ça chauffe, et à un moment, ça explose.







