Adrien Quatennens, ex-député de la France insoumise, a provoqué un tollé en suggérant sur le réseau social X l’idée d’une « grande marche populaire en direction de Matignon » pour imposer un Premier ministre de gauche. Marine Le Pen et le camp présidentiel dénoncent des propos appelant à l’insurrection. Quatennens a répondu que le bloc bourgeois avait peur du peuple et que suggérer que le peuple devait poursuivre sa mobilisation dans la rue pour exiger son dû devenait un appel à l’insurrection. Manuel Bompard a quelque peu tempéré les propos de Quatennens, affirmant que ce dernier avait simplement voulu dire que le président de la République donnait l’impression de chercher tous les moyens de ne pas tenir compte du résultat des élections.
La gauche radicale veut faire plier Macron : Quatennens appelle à la mobilisation populaire
Dans la soirée du 10 juillet 2024, Adrien Quatennens, ancien député de la France insoumise, a lancé un appel sur le réseau social X à une « grande marche populaire en direction de Matignon » pour imposer un Premier ministre de gauche. Cette suggestion a provoqué un tollé, tant à droite qu’au sein de la Macronie, certains dénonçant même des propos appelant à l’insurrection.
Marine Le Pen, leader d’extrême droite et députée réélue du Pas-de-Calais, a été l’une des premières à réagir, affirmant que l’extrême gauche minoritaire en voix et en sièges n’avait pas la légitimité électorale pour exiger d’exercer le pouvoir et imposer son programme. Elle a également accusé Emmanuel Macron de porter une lourde responsabilité dans ces appels inacceptables à l’insurrection, ce climat de menaces et d’intimidations.
Face à ces critiques, Adrien Quatennens a répondu que le bloc bourgeois avait peur du peuple et que suggérer dans un tweet que le peuple devait poursuivre sa mobilisation dans la rue pour exiger son dû (l’application d’un programme arrivé en tête des élections) devenait un appel à l’insurrection.
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, a quant à lui dénoncé du « trumpisme de gauche ». Aurore Bergé, ex-députée macroniste des Yvelines, a estimé que Quatennens n’avait plus aucune légitimité pour s’exprimer, étant donné qu’il n’était plus député ni élu de la République. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a pour sa part dénoncé des propos « factieux ».
Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise et député NFP-LFI des Bouches-du-Rhône, a quelque peu tempéré les propos de Quatennens, affirmant que ce dernier avait simplement voulu dire que le président de la République donnait l’impression de chercher tous les moyens de ne pas tenir compte du résultat des élections. Il a cependant précisé que la France insoumise n’appelait pas à une marche sur Matignon.
Cette polémique intervient dans un contexte politique tendu, alors qu’Emmanuel Macron n’a toujours pas pris contact avec le Nouveau Front populaire, sorti vainqueur des élections législatives, pour constituer une majorité. Les partisans de la gauche radicale craignent que le président de la République ne cherche à les évincer du pouvoir en s’alliant avec les partis de droite et du centre.






