Un homme de 76 ans arrêté le 8 avril 2025 pour avoir menacé sur X la juge du procès de Marine Le Pen, condamnée le 31 mars à 4 ans de prison et 5 ans d’inéligibilité. La presse s’emballe, mais minimise d’autres menaces (SNCF JO 2024, attentats). Un narratif politique pour cogner l’extrême droite, alors que les institutions semblent fragiles ou biaisées face à des dangers plus graves.
Papy menace une juge : la presse s’affole, mais où sont les vrais tarés ?
Un septuagénaire de 76 ans, planqué derrière son clavier à La Garenne-Colombes, balance sur X une photo de guillotine avec un « Ce que mérite cette salope » bien senti à l’adresse de Bénédicte de Perthuis, la juge qui a cloué Marine Le Pen au pilori. On est le 8 avril 2025, et la presse s’enflamme : Le Parisien, France 24, Le Figaro, tous en chœur pour crier au scandale. Garde à vue, Brigade de répression de la délinquance aux personnes, parquet de Bobigny qui dégaine « menaces de mort » et « outrage à magistrat » – on dirait un polar bien ficelé. Mais derrière ce tapage, y’a comme un goût de bile : pourquoi cet emballement pour un papy énervé, quand d’autres menaces, bien plus graves, passent sous les radars médiatiques ? Oulala, ça sent la politique à plein nez.
Le fait divers gonflé : Un papy, une guillotine, et Beaucoup de bruit
Reprenons les faits, parce que ça vaut son pesant de TNT. Le 31 mars, Marine Le Pen, la patronne du RN, se prend une baffe judiciaire : 4 ans de taule (2 ferme sous bracelet), 100 000 € dans les dents, et 5 ans d’inéligibilité qui lui coupe les ailes pour 2027. Motif ? Un système bien huilé de détournement de fonds publics – 4 millions d’euros piqués au Parlement européen entre 2004 et 2016 pour payer des sbires du parti. La juge Perthuis, à la tête de la 11e chambre correctionnelle, lâche le verdict, et bim, ça dégénère. Le papy, furax, poste son petit montage guillotine sur X, et hop, le voilà menotté illico. La magistrate, elle, se retrouve sous protection : patrouilles, rondes, le grand jeu. Darmanin et Macron montent au créneau : « Inacceptable dans une démocratie ! » qu’ils braillent. Ok, mais sérieusement, un vieux de 76 ans avec une connexion foireuse, c’est vraiment la menace du siècle ? La presse, elle, en fait des caisses, comme si Robespierre était revenu hanter les Hauts-de-Seine.

La presse à deux vitesses : Où sont les saboteurs et les terroristes ?
Pendant ce temps, d’autres menaces, bien plus costauds, passent crème ou presque. Souvenez-vous des JO 2024 : le réseau SNCF saboté, câbles tranchés, incendies synchronisés, des millions de voyageurs dans la merde. La presse ? « Actes malveillants », « vandales anonymes », et puis rideau. Pas de une hystérique, pas de traque au millimètre. Et les attentats ? Prenez la préfecture de police en 2019 : un mec radicalisé zigouille quatre collègues, mais on nous sert du « trouble psy » et du « parcours difficile » à la louche. Les menaces sur X par des gus qui jurent de tout faire péter ? « Cas isolés », « problèmes familiaux », et on passe à autre chose. Les attaques aux infrastructures, les cocktails Molotov des zadistes, les intimidations de l’ultra-gauche pendant les manifs ? Minimisées, noyées dans des tartines sociologiques. Mais un papy qui tweete une guillotine contre une juge du RN ? Là, c’est l’alerte rouge, la une en boucle, et une indignation qui pue le parti pris à des kilomètres. Étonnant, non ?
Un narratif politique : L’état de droit ou une chasse aux sorcières ?
Derrière ce cirque, y’a un narratif qui craque de partout. Marine Le Pen crie à la « décision politique », le RN hurle au complot, et ils ont un point : pourquoi ce zèle soudain pour un vieux schnock, quand des mecs autrement plus dangereux se baladent tranquilles ? La presse, main dans la main avec les institutions, joue la carte de l’État de droit : « Faut protéger nos juges, nos piliers démocratiques ! » Sauf que ces piliers, ils tremblent dès qu’un tweet un peu raide les frôle. Fragiles, nos institutions ? À ce point qu’un septuagénaire devient l’ennemi public numéro un ? Ou bien c’est une opération bien rodée pour flinguer l’extrême droite, salir ses soutiens, et maintenir un récit qui vacille ? Parce que soyons sérieux : à 76 ans, ce type risque pas de grimper sur un toit avec une lame. Pendant ce temps, les vrais tarés, ceux qui posent des bombes ou crament des lignes TGV, rigolent bien devant l’amnésie médiatique. Tout ça pue la politique, une volonté de cogner là où ça fait mal au RN, quitte à transformer un fait divers en croisade morale.

La leçon du blocage : Qui décide de la menace ?
Historiquement, les puissants ont toujours su gonfler les menaces qui les arrangent. Les sans-culottes en 93 ? Des monstres à guillotiner. Les communards en 71 ? Des bêtes à abattre. Aujourd’hui, un papy facho sur X devient le diable, pendant que des saboteurs olympiques ou des apprenants terroristes passent pour des âmes perdues. La presse peut bien s’égosiller à faire de ce septuagénaire un symbole, le peuple, lui, voit le deux poids, deux mesures. Nos institutions sont-elles si faibles qu’un tweet les fait vaciller ? Ou est-ce juste un prétexte pour serrer la vis sur un camp, pendant qu’on ferme les yeux ailleurs ? Le narratif craque, les masques tombent, et ce papy de 76 ans, aussi con soit-il, devient le symptôme d’une machine médiatique qui tourne à vide. Protéger l’État de droit, d’accord, mais contre qui, au juste ? Un vieux qui râle ou ceux qui font vraiment sauter les rails ?







