À Villeneuve-Saint-Georges (94), Louis Boyard est évincé le 17/03/2025 par 5 colistiers LFI, qui créent « Dignité et Solidarité » avec Mamadou Traoré. Après sa défaite aux municipales, son camp le lâche, fustigeant son impopularité et sa campagne ratée. Boyard, isolé avec Sadak, minimise, mais son passé agité (manifs, clashs) le rattrape. Traoré vise 2026, laissant l’insoumis sur le carreau.
Boyard out : LFI le lâche à Villeneuve !
Louis Boyard, le jeune député LFI au verbe haut, vient de se faire larguer comme un vieux slip par son propre camp à Villeneuve-Saint-Georges. Le 17 mars 2025, cinq de ses colistiers au conseil municipal claquent la porte pour monter leur propre bande, « Dignité et Solidarité », avec Mamadou Traoré aux commandes. Après une campagne municipale foirée en février, où il s’est pris une claque par la droite, Boyard se retrouve au tapis, isolé avec sa fidèle Fadwa Sadak. Vu son passif de grande gueule parachutée, pas sûr que ça surprenne grand monde – sauf lui, peut-être.
Le Coup de Trafalgar
Ce lundi, au conseil municipal, c’est le divorce officiel. Cinq ex-alliés de Boyard – Mamadou Traoré, Mohamed Ben-Yakhlef, Juliette Ggbabgo, Insaf Chebâane, Alpha Camara – annoncent leur nouveau groupe. Objectif : virer le boulet et se structurer pour 2026. Traoré, président autoproclamé, laisse la porte « ouverte » à Boyard, mais le message est clair : dégage. Battu par Kristell Niasme (49 % contre 38 %), Boyard traîne la casserole d’une campagne jugée bancale et d’une popularité en carton dans cette ville populaire du 94. Résultat : il ne peut même pas former son propre groupe, faute d’effectifs.
Les Archives de Louis Boyard
Faut dire que Boyard, 24 ans, c’est pas un novice en matière de chaos. 2018 : il bloque son lycée contre Parcoursup, ado rebelle déjà dans le game. 2022 : il clashe Hanouna en direct, traité de « clown » – un badge d’honneur pour lui. 2023 : il flingue les flics, les traite de « milice » sur LCI. Et puis y a eu Villeneuve, où LFI le parachute en décembre 2024, éjectant Traoré, le local de l’étape, qui avait déjà ses clips prêts. « La République, c’est moi ! » en version low-cost pour imiter le vieux.. Mélenchon : Boyard aime jouer les martyrs, mais là, ses potes en ont marre de porter son cirque.
Traoré prend le volant
Mamadou Traoré, lui, c’est l’antithèse : un militant associatif, ancré dans le bitume du 94, qui rêve d’un « compromis » pour ramener la gauche au pouvoir en 2026. Initialement choisi par LFI, il s’était incliné face au forcing de Boyard – un Blanc qui pique la place d’un Noir, ça fait tache pour les « antiracistes » insoumis. Aujourd’hui, il reprend les rênes, et ses colistiers suivent, lassés du style Boyard : trop de bruit, pas assez de fond. « Structurer l’opposition », qu’il dit. Traduction : on dégage le clown et on bosse sérieux.
Et si Louis Boyard l’insoumis était le Problème ?
Et si Boyard, avec sa gueule d’ange et ses coups de sang, était le vrai poison ? Ses ex-camarades le flinguent en off : campagne foireuse, ego surdimensionné, zéro ancrage. À Villeneuve, on le voit comme un Parisien qui joue les caïds sur TikTok, pas comme un gars du coin. Et si Traoré et sa bande avaient juste décidé de sauver les meubles avant que Boyard ne torpille tout ? Le mec qui hurle au complot finit par en être la cause – classique.
Le cochon insoumis aura d’autres combats
Louis Boyard, l’insoumis qui voulait conquérir Villeneuve-Saint-Georges, se retrouve Gros-Jean comme devant, viré par ceux qui l’ont porté. Son passif de provocateur lui colle au train, et son évincement sonne comme une vieille blague : le roi est nu, et ses courtisans ont filé avec Traoré. Papy Mélenchon doit se mordre les doigts – ou pas.







