La Macronie prétend que la loi sur l’immigration a été votée sans les voix du RN, jonglant avec les chiffres. Des critiques de gauche à droite, le RN dénonce l’exclusion. Malgré les tours de magie mathématiques, la réalité persiste : les 88 députés du RN ont voté pour ; s’ils avaient voté contre, elle aurait été rejetée. Une victoire idéologique non effaçable.
La Macronie ne sait pas compter
Depuis l’adoption de la loi sur l’immigration, la Macronie et Renaissance claironnent qu’elle a été votée sans les voix du RN. Un exploit aussi remarquable que la prouesse mathématique des petits Français, selon le dernier rapport Pisa. Après le vote, tout le monde s’est pris pour Albert Einstein, mais les résultats sont aussi fiables que la parole d’un homme politique en campagne.

349 députés ont voté pour, 186 contre, mais si l’on soustrait les 88 voix du RN, Elisabeth Borne et Gérald Darmanin prétendent que la loi a été adoptée sans leur concours. Une pirouette mathématique qui fait lever les sourcils, surtout du côté du RN, qui ne s’attendait pas à être exclu du « club républicain™ ». Les critiques fusent, de la gauche à la droite, chacun dénonçant cette tentative de jonglerie numérique.
Olivier Faure et Mélenchon, rare moment d’accord, soulignent que le RN a en réalité voté pour son programme, avec la bénédiction du gouvernement. Eric Ciotti de LR ajoute sa voix, dénonçant une « anomalie démocratique » dans ce numéro de prestidigitation politique.
En résumé, la Macronie excelle dans l’art de faire disparaître les voix du RN, mais les 88 députés en question ne peuvent être effacés aussi facilement que des chiffres sur un tableau noir. La leçon de mathématiques s’impose, mais visiblement, la Macronie préfère les tours de passe-passe.

La loi immigration va faire un tour au Conseil Constitutionnel
Ah, la joyeuse farce de la loi « immigration » se poursuit avec un épisode passionnant au Conseil constitutionnel, où les juges, triés sur le volet, vont jongler entre censure totale, censure partielle ou validation totale. Un mois de suspense intense, probablement jusqu’en janvier – parce que rien ne vaut une intrigue politique pour bien commencer l’année.
La droite, toujours prompte à pimenter l’intrigue, a réussi à glisser dans le texte la notion farfelue de « quotas » d’étrangers admis, une idée tellement « inconstitutionnelle » que ça en devient presque drôle pour le camp présidentiel. On imagine déjà les étrangers, similaires mais séparés par le « seuil » du quota, se demandant où est passée l’égalité.
Et que dire de la conditionnalité des allocations familiales et de l’aide au logement pour les étrangers en situation régulière ? Cinq ans de résidence pour ceux qui ne travaillent pas, trente mois pour les autres. Une mesure tellement égalitaire qu’elle en ferait pleurer de joie les amateurs de contorsions juridiques.
Ah, la « caution étudiant », une trouvaille de la droite pour pimenter encore un peu plus le débat sur l’égalité. On se demande si le script de cette comédie politique a été écrit par Kafka ou Monty Python. En tout cas, le spectacle au Conseil constitutionnel promet d’être un moment délicieusement absurde.






