LFI lance une campagne anti-extrême droite avec une affiche d’Hanouna jugée antisémite, rappelant les caricatures nazies. Tollé dans la presse : Le Monde, Libé, Figaro fustigent un « visuel abject ». Hanouna poursuit pour « antisémitisme », LFI retire l’image et crie au complot. Une guerre vieille de 2013 (Mélenchon sur TPMP) à 2022 (clash Boyard, amende 3,5M€). Sur X, indignation domine : « honte » vs « manipulation ». LFI s’enfonce, Hanouna riposte, et l’histoire sent le rance.
Hanouna vs LFI : l’affiche antisémite qui fait trembler la gauche !
Le 11 mars 2025, La France Insoumise (LFI) dégoupille une grenade médiatique : une campagne d’affichage pour une manif anti-extrême droite le 22 mars, avec en guest star Cyril Hanouna, grimé en caricature noir et blanc, sourcils froncés et gueule de méchant de série B. Le message ? « Contre l’extrême droite, ses idées… et ses relais ! » Problème : l’image pue les relents antisémites des années 1930, et ça ne passe pas. La Licra, le Crif, des politiques de tous bords et même Gérald Darmanin hurlent au scandale. Hanouna, via son avocat Stéphane Hasbanian, dégaine une promesse de procès pour « atteinte à l’image » et « antisémitisme ». LFI retire le visuel en catastrophe, pleurniche sur une cabale d’extrême droite et remplace la photo par une version édulcorée. Mais le mal est fait, et l’histoire de cette affiche révèle bien plus qu’un simple dérapage : une haine tenace entre l’animateur et les Insoumis, et un parti qui joue avec le feu.
Le fond de l’affaire : une campagne qui tape dans le tas
Tout part d’une volonté louable sur le papier : LFI appelle à une « riposte populaire » contre le racisme et l’extrême droite, en écho à la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Sur leur site, les Insoumis fustigent « Le Pen et Bardella qui fracturent le peuple » et « une offensive médiatique des relais Bolloré ». Hanouna, ex-taulier de C8 (groupe Canal+, propriété de Vincent Bolloré), est donc logiquement dans le viseur, aux côtés de Pascal Praud de CNews. Mais là où ça coince, c’est le choix du visuel. Une photo retouchée de l’animateur, juif tunisien, avec des traits exagérés – nez proéminent, regard menaçant, fond noir – qui rappelle furieusement Le Juif éternel, film de propagande nazi de 1940.
La presse est unanime : c’est un fiasco. Le Monde parle d’une « iconographie antijuive recyclée », Libération d’un « code visuel nazi », Le Figaro d’un « visuel abject ». La Licra dénonce une « caricature antijuive », l’UEJF s’indigne : « Mille autres images auraient pu marcher, LFI a choisi un juif et lui a fait un nez crochu. » Même la gauche s’y met : Patrick Kanner (PS) traite ça de « saloperie » sur France Info, David Assouline y voit « tous les codes des caricatures antisémites ». Sur X, le sentiment général oscille entre colère (« LFI dépasse les bornes », @gauchecaca) et défense minoritaire (« Polémique montée par la droite », @ludo82i). LFI, elle, se débat : « Accusations nauséabondes de l’extrême droite relayées par CNews, Europe 1, JDD. » Mais pourquoi retirer l’affiche si elle était si innocente ?
Hanouna et LFI, le clash éternel
Cette campagne n’est pas un coup de tête, c’est l’apogée d’une brouille qui fermente depuis des lustres. Flashback : en 2013, Mélenchon squatte TPMP pour draguer le public populaire. « 500 000 vues grâce à Hanouna », se vantera-t-il en 2021. Une idylle tactique, vite gâchée. En 2022, Louis Boyard, ex-chroniqueur de l’émission devenu député LFI, revient sur le plateau et ose tacler Bolloré. Hanouna pète un câble : « Abruti », « tocard », « merde ». Boyard déguerpit, LFI saisit l’Arcom, C8 prend 3,5 millions d’euros d’amende, et Hanouna écope de 4 000 euros en justice (février 2025). Depuis, c’est la guerre totale.
Juin 2024 : Hanouna lâche sur Europe 1 : « LFI au pouvoir, je me casse. » Réponse des Insoumis place de la République : « Hanouna casse-toi ! » Janvier 2025 : Boyard accuse l’animateur d’avoir leaké son adresse via des images d’extrême droite – nouvelle plainte. Sur X, Mathilde Panot et David Guiraud le traitent de « laquais de Bolloré », lui rétorque qu’ils « salissent la République ». L’affiche de mars 2025 ? Une balle de plus dans cette vendetta. Hanouna, devenu symbole populiste pro-Bolloré, est une cible rêvée pour LFI, qui l’associe au RN sans preuves tangibles. Mais en jouant sur ses origines, ils ont franchi une ligne rouge.
L’avis général : un uppercut dans la gueule de LFI
La presse ne mâche pas ses mots. Huffington Post : « LFI suscite encore la controverse. » Radio France : « Le Crif dénonce une iconographie anti-juive. » TV Magazine rapporte les réactions de l’équipe d’Hanouna sur Europe 1 : « C’est vomitif, antisémite », lâche Gauthier Le Bret. Arno Klarsfeld enfonce le clou : « C’est une volonté de faire des juifs des représentants de l’extrême droite. » Même Darmanin, sans accuser d’antisémitisme, voit une « cible dans le dos » et veut interdire la manif. Sur X, les pro-Hanouna crient à la « honte » (@ladepechedumidi), les pro-LFI parlent de « manipulation » (@leblogfoufoufou). Mais le consensus penche vers une faute grave : LFI a merdé, et pas qu’un peu.
Pourtant, le parti a l’habitude. En 2024, la justice lui avait déjà ordonné de retirer une campagne visant Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions). Et des accusations d’antisémitisme reviennent en boucle : tweet de Marie Mesmeur niant l’antisémitisme des heurts d’Amsterdam (novembre 2024), silences gênés face aux dérives de certains élus. Cette fois, l’affiche est un boomerang.
Et si Hanouna était la vraie victime, harcelé par une LFI obsessionnelle ? Ses fans sur X le clament : « Il dérange, c’est tout. » À l’inverse, et si LFI était piégée par un lynchage Bolloré-compatible ? Leurs soutiens y croient : « Une cabale pour les diaboliser. » Mais soyons sérieux : trafiquer une photo pour en faire une caricature antisémite, c’est pas un accident. LFI voulait frapper fort, ils ont juste oublié que les flammes, ça brûle.
Cette campagne, c’est du LFI tout craché : provocation, maladresse, et un soupçon de poison. Hanouna, avec son procès, compte bien leur faire mordre la poussière. La presse, elle, a déjà tranché : c’est moche, c’est bas, c’est dangereux. LFI vient de signer son autoportrait.







