Nous décortiquons aujourd’hui un article de Marianne sur la laïcité et les religions. L’article en question met en lumière la hausse des atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires français, en se basant sur des statistiques fournies par le ministère de l’Éducation nationale.
Ce vendredi 15 mars 2024, vingt ans jour pour jour après l’interdiction des signes religieux à l’école, le ministère de l’Éducation nationale a fait le point sur les atteintes à la laïcité recensées dans les établissements scolaires de l’Hexagone. Un phénomène qui repart à la hausse, avec 336 faits recensés en février contre 280 en janvier.
À l’occasion du 20e anniversaire de la loi interdisant le port des signes religieux ostentatoires à l’école, le ministère de l’Éducation national dresse un nouveau bilan des atteintes à la laïcité recensées dans les établissements scolaires de l’Hexagone. Au total en février, 336 faits ont été recensés. Les suspicions de prosélytisme (20 %) constituent la première cause de signalement, suivie des contestations d’enseignement (16 %) et des ports de signes et tenues (15 %). Ces faits se déroulent d’abord au collège (41 %) puis en primaire (31 %) et au lycée (28 %). À noter que si la grande majorité (82 %) concerne les élèves, 15 % relèvent tout de même de faits imputés à des parents et 4 % aux personnels des établissements.
Les équipes académiques ont pris en charge 297 des 336 atteintes signalées et ont mené 242 actions de prévention. Si le début d’année 2024 a été marqué par « une baisse remarquable du nombre d’atteintes au principe de laïcité », qui s’explique notamment par la « division par plus de 10 du nombre de signalements liés au port de signes et tenues, grâce à une application ferme de l’interdiction des abayas et qamis », le phénomène repart à la hausse en février. Et pour cause : en janvier, 280 faits avaient été recensés par le ministère de l’Éducation nationale.
Dans le communiqué, Nicole Belloubet la ministre de l’éducation nationale l’assure : si des avancées ont été réalisées, le combat pour défendre la laïcité n’est pas terminé. Elle promet de « nouvelles mesures » d’ici la fin 2024, telles que la mise en place d’un « Conseil des jeunes de la laïcité » dans chaque académie, l’ajout d’une épreuve sur les valeurs de la République au concours des personnels de direction (PERDIR) ou encore la création de « cellules d’appui pédagogique » pour les professeurs qui « anticipent ou rencontrent des difficultés en matière de contestation » de leurs cours.
En conclusion, cet article de Marianne met en lumière une hausse inquiétante des atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires français, avec une augmentation significative des cas de prosélytisme et de port de signes religieux ostentatoires.







