À Noyon, les retraités vont au distributeur sous escorte policière, une mesure inédite du Pôle seniors lancée le 22 avril 2025. Jeannette, 74 ans, se sent « plus tranquille », mais n’a jamais été agressée. La maire LR Sandrine Dauchelle répond à un « sentiment d’insécurité seniors », malgré fusillades et tirs de mortiers récents. Le SDPM dénonce une « privatisation » des agents. Sur X, on ironise : « Un flic par mamie ? » Ce dispositif, symptôme d’une France où la peur règne, montre l’échec d’une politique sécuritaire. Audiard l’aurait dit : on protège les billets, pas les citoyens.
Noyon, le Far West de l’Oise
Bienvenue à Noyon, 2025, où retirer sa pension relève du périple digne d’une diligence dans un western spaghetti. Depuis le 22 avril, la mairie a lancé un dispositif aussi consternant que révélateur : des policiers municipaux escortent les seniors aux distributeurs automatiques. Fini le temps où Mamie sortait son porte-monnaie en sifflotant ; aujourd’hui, il lui faut une garde prétorienne pour affronter les « regards suspects » des passants. La France, jadis patrie des Lumières, ressemble à une ville assiégée où les plus de 60 ans vivent comme des proies. Flash-back historique : au Moyen Âge, on protégeait les marchands des brigands. En 2025, on sécurise les retraités face à l’insécurité seniors. Consternant.
Jeannette, prisonnière de la peur
Prenez Jeannette, 74 ans, figure emblématique de cette comédie tragique. Cette retraitée tremble à l’idée de retirer 50 euros pour le marché du samedi. « Il y a des gens qui me regardent, ça ne me rassure pas », confie-t-elle au Parisien. Pas d’agression, pas de vol, mais une peur viscérale, comme si chaque coin de rue cachait un bandit prêt à lui arracher son cabas. On rirait si ce n’était pas si triste. Jeannette, c’est la France des seniors, cloîtrée dans une paranoïa où le moindre passant devient un ennemi. Et pendant ce temps, à Noyon, on soigne les symptômes sans s’attaquer à la maladie : l’insécurité galopante qui transforme les distributeurs en zones de guerre.
Sandrine Dauchelle, shérif électoraliste
La maire LR Sandrine Dauchelle, flairant le filon, a dégainé ce dispositif après avoir consulté 150 seniors. Résultat : un Pôle seniors, guichet unique pour les plus de 60 ans, avec en prime cette escorte policière inédite dans l’Oise. Geste pragmatique ou coup de com’ pour caresser l’électorat grisonnant ? Un peu des deux. Dauchelle jure qu’il ne s’agit que d’un « sentiment d’insécurité », pas d’une explosion de la délinquance. Faux, rétorque la chronique locale : fusillade en centre-ville en septembre 2024, tirs de mortiers contre les gendarmes au Nouvel An. Noyon n’est pas Chicago, mais elle n’est plus non plus le havre de paix d’antan. Pendant ce temps, l’État, trop occupé à rapatrier des djihadistes, laisse les maires jouer les shérifs solitaires.
Des policiers pour Mamie, l’insécurité explose ?
Le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (SDPM) n’a pas mâché ses mots : transformer des agents en « gardes du corps » pour Mamie, c’est une « privatisation » de leur mission et une injustice pour les autres citoyens. Pourquoi les seniors auraient-ils droit à une escorte et pas les mères de famille ou les commerçants ? Sur X, les internautes s’étranglent : « Bientôt, un flic par grand-mère pour aller chercher le pain ? » s’esclaffe l’un. Un autre grince : « Si on en est là, c’est que l’insécurité seniors a gagné. » La colère monte, et on la comprend. Quand un pays mobilise ses forces de l’ordre pour protéger des retraits d’argent, c’est qu’il a perdu la bataille de la sécurité.
Un flic par senior, la sécurité en déroute ?
À Noyon, on escorte les seniors comme des convoyeurs de fonds, pendant que les trafiquants tirent à balle réelle en centre-ville. La France de 2025, c’est ce paradoxe grotesque : on met des pansements sur une jambe gangrénée. L’insécurité seniors n’est pas un fantasme, c’est le symptôme d’un pays qui baisse les bras. Plutôt que de déployer des flics pour chaque distributeur, il serait temps de reprendre les rues, d’expulser les délinquants, et de rendre aux Français leur droit de vivre sans peur. Quand on protège les billets mais pas les citoyens, c’est qu’on a déjà capitulé.






