Le décès d’une agricultrice ce mardi matin à Pamiers (Ariège), victime d’un accident survenu lors d’un barrage routier organisé par des syndicats agricoles, a déclenché un débat politique autour de la proposition d’une minute de silence à l’Assemblée nationale. Les circonstances de l’accident restent floues, mais l’incident a déjà pris une tournure politique, révélant des divergences entre les groupes politiques. Le fait que les responsables étaient sous OQTF remet une fois de plus sur la table la non exécution de cette décision administrative. Et toujours on se dit que si les gens avaient été expulsé les différents drames n’auraient pas eu lieu.
Selon nos informations, lors de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, le président du groupe communiste, André Chassaigne, a initié la demande d’une minute de silence en hommage à la défunte agricultrice. Cette proposition a trouvé un soutien parmi les membres du groupe LR. Cependant, l’Insoumis Éric Coquerel a posé une condition, exigeant que, si cette minute de silence était observée, une autre soit dédiée aux deux adolescents récemment décédés à Saint-Denis. Cette demande a également reçu l’appui de Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Les écologistes.
Des oppositions ont émergé chez Renaissance et les écologistes, alors que le représentant du RN Jean-Philippe Tanguy est resté silencieux. Sylvain Maillard (Renaissance) s’est opposé à la minute de silence, citant les règles strictes entourant cet exercice à l’Assemblée nationale établies en juin dernier par la présidente Yaël Braun-Pivet.
Face à l’absence de consensus, la minute de silence en hommage à l’agricultrice décédée a été abandonnée. Le drame sera évoqué lors des questions au gouvernement pour éviter toute surenchère, selon un représentant de l’Assemblée nationale.
L’accident, survenu à Pamiers, a impliqué une voiture qui a forcé un barrage agricole, renversant une famille. La mère est décédée sur place, tandis que son mari et leur fille de 12 ans ont été gravement blessés. Une enquête pour homicide involontaire aggravé et blessures aggravées a été ouverte. Les trois occupants de la voiture, de nationalité arménienne et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), ont été placés en garde à vue.
Les détails révèlent que le couple était sous OQTF depuis mars 2022, mais les recours les empêchaient d’être expulsés. Leur amie, sous OQTF depuis février 2023, était potentiellement expulsable, mais elle était inconnue des services de police. Le conducteur et les passagers ont été blessés dans l’accident, et l’enquête préliminaire indique que les faits ne semblent pas intentionnels pour le moment.







