Dans cette affaire choquante, Dominique P. est accusé d’avoir drogué et livré son épouse à des inconnus pour qu’ils la violent pendant une décennie. Le dossier d’instruction révèle la déconnexion des accusés, alimentée par une culture du viol destructrice, où beaucoup se dédouanent des sévices qu’ils ont infligés à la victime.
Il droguait sa femme pour satisfaire des inconnus
Dominique P. administrait régulièrement des comprimés de Temestra, un anxiolytique, à sa femme en les dissimulant dans son repas, ce qui la faisait perdre connaissance. Des inconnus contactés par Dominique P. sur des forums et des sites de rencontres venaient alors violer Françoise, sa femme inconsciente. Les viols étaient filmés par le mari et conservés sur une clé USB dans un fichier nommé « ABUS ».
Des fonctionnaires et des pédocriminels dans l’affaire
Pendant près de dix ans, au moins 92 viols auraient été commis sur Françoise, avec la participation de 51 hommes identifiés par la police. Le dossier d’instruction montre que ces hommes proviennent de divers horizons professionnels, tels que pompier, militaire, conseiller municipal, journaliste et gardien de prison. Certains d’entre eux avaient déjà été condamnés pour violences faites aux femmes, et cinq d’entre eux faisaient également l’objet de chefs d’accusation supplémentaires liés à la détention d’images d’exploitation d’enfants.
Les accusés ne se sentent pas coupables
Les déclarations des accusés révèlent une minimisation de la violence de leurs actes ou un rejet de leur culpabilité. Certains affirment avoir cru que Françoise était consentante, malgré son état inconscient. Les violeurs devaient suivre un protocole strict pour éviter de réveiller la victime ou de laisser des traces de leur présence.
Une femme brisé qui tombe de haut
Françoise, brisée par ces abus en série, ne se doutait pas de ce qui lui arrivait. Elle souffre de troubles psychiques graves et de pensées suicidaires après avoir visionné les vidéos de ses viols tournées par son mari. Une procédure de divorce est en cours.
Le mari serait également un assassin
Le procès de Dominique P. devrait se tenir au printemps 2024. En plus des accusations dans cette affaire, il est également mis en examen pour meurtre dans une autre affaire, où son ADN correspond à celui retrouvé sur les lieux d’un meurtre non résolu en 1999. Il est également accusé d’inceste pour avoir filmé à leur insu deux de ses belles-filles et sa propre fille en sous-vêtements.
sources : Marie Claire – Le Monde






