Alors, imaginez cette scène à la fois absurde et digne d’un mauvais film d’action : des « dizaines de jeunes » se donnent rendez-vous à l’arrêt de tram Valrose, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux pour une « expédition punitive » à 16h45. Certains rapportent qu’ils étaient « 80 », d’autres avancent plutôt « une trentaine », mais une chose est sûre : c’était un sacré bazar.
Tout est parti d’une altercation la veille, un collégien de Jules Valéri a été « passé à tabac » pour une histoire de « racket », le tout filmé et partagé sur les réseaux sociaux. Vous imaginez bien que la riposte s’est organisée en ligne aussi vite que la vitesse de téléchargement en 5G.
Le lendemain, c’est comme si les rues de Nice se transformaient en un décor de jeu vidéo. « Certains gamins avaient des couteaux », rapporte un témoin. Oui, vous avez bien lu. Des couteaux. Des médiateurs, bien au courant des histoires qui agitent la toile, étaient là pour calmer le jeu, mais ils avaient fort à faire. Même une partie de l’équipe éducative du collège était sur place, histoire de mettre fin à cette saga urbaine.
Pour le patron de la Brasserie l’Union, rue Michelet, ce n’était que la routine. « Ils étaient à 15 ou 20 ou 30, ou plus, à taper sur un seul gamin », s’exclame-t-il, dépité. Selon lui, la violence atteignait des sommets dignes des grands films d’action hollywoodiens. « Certains des gamins étaient presque mieux armés que les flics, avec des couteaux, des bombes lacrymogènes et des cagoules sur la tête », ajoute-t-il, incrédule.
Béquilles, barres de fer, tout y passe. Une situation qui semble empirer de jour en jour. Comme le conclut une autre source, « ça devient de pire en pire ». Et dans cette version de la réalité, les réseaux sociaux jouent à la fois le rôle de messager et de générateur de problèmes. Qui aurait cru que le Far West était à Nice, et qu’il s’agissait d’une bande de jeunes à l’heure de pointe du tramway ?
sources : Nice-Matin – Rebut Actu






