Devant le tribunal de Meaux, Mehdi, un homme de 30 ans au physique imposant et aux propos alarmants, comparaît pour des faits survenus le 3 novembre 2023. Affichant une attitude déterminée, bras croisés sur sa large poitrine à la manière du personnage publicitaire Monsieur Propre, il tente de s’expliquer sur ses agissements.
Le prévenu, décrit comme le sosie du personnage de Procter & Gamble, se dit « désolé d’avoir parlé tout seul » après avoir crié des propos troublants dans les locaux d’un mouvement associatif. À 13h30, il avait hurlé « Allah Akbar ! Jésus est mort à 33 ans, j’aurai ma ceinture », suscitant la panique chez un agent de sécurité qui a craint une menace terroriste. Mehdi prétendait faire référence à une ceinture utilisée pour la boxe, mais la nature religieuse de ses paroles précédentes rend la justification peu plausible.
Arborant son look « crâne chauve et tee-shirt rouge » qui ferait rougir même le personnage de la publicité, Mehdi assure que ses propos sont sortis de sa bouche comme des lapins d’un chapeau, à cause de son « énervement pour des raisons personnelles ». Peut-être a-t-il confondu le tribunal avec son psychologue, mais bon, qui n’a pas eu envie de crier des punchlines spirituelles dans un mouvement associatif un vendredi après-midi?
Il est accusé de menace de mort, d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes, et de violence envers un policier intervenu lors de son arrestation à l’hôpital psychiatrique où il s’était réfugié. L’examen médico-judiciaire du policier montre des contusions au niveau des cervicales, justifiant deux jours d’ITT pénale.
Lors de l’audience, Mehdi explique que ses propos ont émergé de son « énervement pour des raisons personnelles ». La présidente du tribunal, Isabelle Verissimo, souligne la capacité du prévenu à inspirer la peur dans le contexte national et international, accentué par l’état d’urgence en France. Mehdi, conscient de sa nature inflammable, affirme n’avoir menacé personne, se défendant d’avoir souhaité blesser le policier. Il explique ses cris par un moment d’égarement dû à des raisons personnelles sans fournir de détails.
Le psychiatre de Meaux, probablement habitué à des cas étranges, témoigne d’un état « psychopathique limite » aggravé par la consommation d’alcool et de cannabis. Apparemment, Mehdi « ne connaît rien à la politique » et ignore même l’existence de l’opération Sentinelle. En même temps, qui peut s’attendre à ce qu’un sosie de Monsieur Propre ait une passion pour la géopolitique?
La procureure Marlène Leroy, tout en reconnaissant la jeunesse difficile de Mehdi, s’inquiète de son « problème avec l’autorité », ce qui semble être une passion de longue date. Elle propose une peine de huit mois avec sursis, des soins obligatoires et une formation à un emploi. Mehdi, vexé comme un chat mouillé, se précipite vers la sortie, mais la procureure le rappelle à l’ordre en lui lançant un « Monsieur, la vie en société, c’est écouter la contradiction. » On dirait que Mehdi a besoin d’un cours accéléré de savoir-vivre.
La défense, représentée par Me Sylvie Queille, plaide la relaxe, arguant que la menace de mort n’est pas constituée par « trois phrases incohérentes ». Finalement, les juges condamnent Mehdi à six mois ferme, tout en lui accordant une semi-liberté dans quelques jours. Mehdi, en partant, demande s’il peut garder son téléphone, probablement pour envoyer des textos d’excuse à ses potes. Après tout, même les sosies de Monsieur Propre ont besoin de rester connectés.
sources : Actu-Juridique.fr – Rebut Actu







