Ils se regroupent autour de la bête blessée telles des hyènes, organisant une véritable chasse aux sorcières à l’encontre de cet individu isolé qui les a exposés à leurs propres faiblesses et à leurs errements. Son crime ? Imaginer et tisser un récit à partir d’une série d’anecdotes et de brèves narratives, parfois un brin irrévérencieuses. Mais ce qui irrite encore davantage les censeurs, c’est leur intolérance face aux railleries ouvertes envers leurs actions insignifiantes et leurs pensées sournoises.
Je ne suis pas juriste, et il m’est difficile de prévoir quelles conséquences attendent le clown. Toutefois, quand j’entends un individu, l’émotion à fleur de peau, déclarer d’une voix assurée tout en fumant cigarette sur cigarette, qu’il ne souhaite de mal à personne, des doutes surgissent quant à ses prétendues motivations altruistes d’assistance aux « pauvres victimes ». Son plaisir sadique transparaît.
Concernant une éventuelle action en justice financée par le biais du crowdfunding, cela me semble singulier et moralement douteux, tout en soulevant des questions juridiques complexes. Le but avoué de cette collecte est, tout de même, de lapider un clown en place publique. Cependant, ce serait un spectacle de choix pour les spectateurs avides de cirque.
Faut-il également mentionner ces alliances contre nature ? Nous avons là un individu qui semble se régaler du tumulte, qui renforce sa visibilité et étend son réseau. En passant, il s’associe avec des individus qu’il n’oserait probablement pas côtoyer dans la vie réelle. Tôt ou tard, l’édifice fragile de ses convictions s’effondrera sous le poids de l’incohérence de son discours.
Par ailleurs, il convient de souligner l’abus flagrant de l’infamie par association, illustré par quelques déclarations de cet individu suggérant que le clown serait un odieux fasciste conspirant en coulisses pour l’avènement d’heures bien sombres. Le clown se moque, avec un humour souvent mordant, des situations de la vie, et oui, bien que peut-être originaire d’Europe centrale, il incarne un archétype français standard : chauvin, moqueur, et enclin à s’exprimer de manière véhémente. Dès qu’il aperçoit une vache jaune, il dira, non sans une pointe de malice, que c’est une vache jaune.
Ce clown incarne l’éveil politique du Français moyen, un individu qui peut tour à tour s’émouvoir pour les droits des minorités, railler les incohérences de l’extrême gauche, trouver risibles les intrications de l’intersectionnalité des luttes, et ricaner des discours excessifs émanant de militants prenant trop au sérieux les propos des mouvements indigénistes de la République, entre autres.
Sources : ActuStream – Zioclo – Psyhodelik






